LA SECONDE NAISSANCE - Une mécanique d'émancipation - Une série sophrologique

Florence Vertanessian de Boissoudy

Accoucher de soi pour se réaliser Nous naissons du ventre de notre mère, c'est la première naissance. Arrivé à l'âge de l'adolescence, nous devons quitter notre monde pour accoucher de nous-même, nous réaliser. Voila la seconde naissance. Dans cette série sophrologique, je vous explique pourquoi l’être humain doit quitter la terre de ses pères pour devenir lui. Vous écouterez des histoires d’hommes et de femmes qui ont tenté ou non l’aventure émancipatrice. Se pose la question : Faut-il forcément prendre le large pour devenir soi ? read less
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Episodes

Episode 3 - La grande révolution du détachement
03-12-2023
Episode 3 - La grande révolution du détachement
De l’intime à l’universel Les injonctions patriarcales remontent si loin dans le temps que les stéréotypes de genre semblaient naturels. Saluons la grande anthropologue Françoise Héritier qui a bouleversé cette notion de nature avec son concept de la "valence différentielle des sexes". Un des aspects de ce concept pose que toute la pensée humaine s'est construite autour de la première différence observable, celle entre les corps des hommes et des femmes. La chercheuse démontre que toute pensée sur la différence conduit à une classification hiérarchique, un constat universel dans le temps et dans l'espace. Cette hiérarchie attribue aux femmes une moindre valeur. Le monde s'organise autour d'une domination masculine, marquée par une volonté de contrôle de la reproduction, une caractéristique propre aux femmes. La remise en question de ces structures profondément enracinées représente une étape cruciale pour construire un monde plus équitable. Ce combat politique touche chaque femme dans son intimité. Il s’agit pour chacune de dénouer les blocages, tant physiques que mentaux, induits par des injonctions réductrices patriarcales.                                                         La dimension est bénéfique pour elle-même, la société, le monde... Un combat universel. --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/3umhcyzknrnu9orooqczzv/message
Episode 2 - Splendeur et misère du conditionnement - La néoténie, un terreau sur lequel pousse la graine des injonctions. De l’éducation à la domination, l’art d’élever un enfant est bien compliqué.
26-11-2023
Episode 2 - Splendeur et misère du conditionnement - La néoténie, un terreau sur lequel pousse la graine des injonctions. De l’éducation à la domination, l’art d’élever un enfant est bien compliqué.
LIBEREZ LE CALIN Dans son processus de croissance, l’enfant a un besoin fondamental de nourriture affective pour bien grandir. Sa construction, son évolution et sa survie dépendent de la façon dont l’adulte répond à ces exigences d’amour et de sécurité. Le conditionnement affectif s’installe généralement lorsque les besoins fondamentaux d'affection et d'attention sont associés à une attitude spécifique des parents. Si cette affection conditionnée est répétée, l’enfant intègre (souvent de façon inconsciente) qu’à possibilité de recevoir de l’attention est reliée une attitude particulière de son entourage. Par exemple, que s’il est sage ou travaille bien à l’école, range parfaitement sa chambre, ou si il est beau, on l’aimera plus. Or, la figure éducative doit apporter autant d’attention et d’amour que l’enfant soit malade ou pas, qu’il ait de bonnes notes ou pas, qu’il soit ou non indiscipliné. L’enfant ne peut être confondu avec sa maladie, ses notes ou son attitude. Il faut distinguer l’individu de son comportement.  Si ce schéma est souvent répété et/ou émotionnellement fort dans la vie de la fillette ou du jeune garçon, cela peut constituer un frein indéniable à son épanouissement, à court, moyen et long terme. Il se peut qu’en grandissant cette injonction empêche l’adolescent et l’adulte qu’il devient de faire ses propres choix, d’exprimer ses propres désirs, en toute responsabilité, dans la pleine conscience de lui-même. Il risque d’être dans l’incapacité à se relier à son propre plaisir. L’adulte qu’il deviendra, portera au plus profond de son être, l’idée que pour être aimé il faut que... Certes, il se peut que l’enfant une fois adulte finisse par se débarrasser de l’injonction. Dans tous les cas, le conditionnement affectif freine la maturité émotionnelle.             --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/3umhcyzknrnu9orooqczzv/message
Episode 1 - PARENT/ENFANT AU DÉPART ÉTAIT L' ATTACHEMENT
22-09-2023
Episode 1 - PARENT/ENFANT AU DÉPART ÉTAIT L' ATTACHEMENT
PARENT/ENFANT AU DÉPART ÉTAIT L' ATTACHEMENT Une histoire d’amour folle, irraisonnée,  exigeante. Est-ce toujours de l’amour ? On n’y voit pas très clair ! L’amour maternel, on n’y peut pas grand chose si on en croit les scientifiques. Cet attachment irrépressible, relève, dit-on, de la chimie, plus précisément de notre système hormonal. L’ocytocine, l’hormone de l’amour et la dopamine, l’hormone du plaisir jouent des rôles essentiels dans l’élaboration du lien d’attachement. L’ocytocine sécrétée naturellement dans le cerveau intervient dans l’émergence des comportements maternels. Selon le *Professeur Ron Stoop, son relâchement dans la circulation sanguine favorise l’accouchement (par le déclenchement des contractions utérines) et la montée de lait. Le taux d’ocytocine chez la mère va d’ailleurs augmenter avec la naissance de l’enfant lors du contact de l’allaitement et globalement dans la proximité avec le nourrisson. L’accroissement de la dopamine est, quant à elle, étroitement lié au fait, pour la mère, de prendre soin de son bébé. Le plaisir qu’elle ressent l’encourage à cultiver l’interaction avec le nouveau-né. Force est de relativiser cette notion d’attachement irrépressible. Nous ne sommes pas toutes égales face à la biochimie des corps et notre biologie ne détermine pas tout. L’amour maternel est aussi une construction culturelle et sociale et l’impérieuse nécessité qu’a chaque mère de s’y soumettre semble aujourd’hui assez puissante. Pourtant, pour une mère, aimer son enfant ne va pas de soi. Heureusement, il y a le père ! On a tendance à oublier que la parentalité n’est pas qu’une affaire de femme. L’amour, l’éducation, la prise en charge de l’enfant peuvent parfaitement être assurés par le père, biologique ou non. Un adulte qui porte cette aspiration à tisser le lien d’attachement. L’essentiel demeure, que l’enfant qui arrive au monde soit accueilli, respecté dans ses besoins, suffisamment nourri, réconforté, réchauffé, dorloté, porté, protégé. Le petit être doit vivre qu’il a sa place sur terre, dans la communauté des hommes. S’installe, en l’enfant qui n’a pas vécu l’attention constitutive des premiers liens, une béance affective. Sa sécurité intérieure s’en trouve ébranlée, et ce peut-être difficilement réparable. Cependant, la sophrologie propose des techniques qui permettent de restaurer ce sentiment de confiance. Il s’agit par une approche au long cours, de reconstruire une histoire. Par le biais d’exercices de relaxation dynamique, de respiration et de visualisation d’activer les ressources internes propres à chacun.  Etape par étape, le processus d’appropriation d’une part de l’enfance qui a fait défaut s’installe. L’individu progressivement se place dans un nouveau quotidien. Connaissez-vous l’art japonais du Kintsukuroi ? Lorsque vous brisez un objet, ne jetez pas les morceaux ! Recollez-les et appliquez de la poudre d’or sur les fêlures. Ainsi magnifié, cet objet entre dans une nouvelle vie.    C’est ça la sophrologie, conduire chacun à s’enrichir, voir s’embellir de son vécu pour vivre verticale. *Professeur au Centre de neurosciences psychiatriques à l’Université de Lausanne   --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/3umhcyzknrnu9orooqczzv/message